Winter is coming

1 novembre 2011 à 18:21 | Publié dans Littérature, Société | Laisser un commentaire

S’il y a bien une chose que je déteste avec l’hiver, ce n’est pas le froid. Ni même la pluie ou Noël. Non, s’il y a bien une chose que je déteste avec l’hiver, c’est cette nuit qui tombe si tôt. Et que, année après année, l’on s’obstine à faire tomber toujours trop tôt.

Le froid, dans une certaine mesure et pour quiconque n’est pas dans la misère, le froid est largement dans la tête. Vous pouvez toujours vous couvrir un peu plus (alors qu’il est en été malaisé de vendre à son employeur le combo t-shirt short tongs, vous condamnant à être tout ruisselant dans le métro). Vous aurez toujours des vieux frileux pour vous coller du chauffage, sans crainte du paradoxe – dans mon immeuble de bureau soit disant HQE et intelligent, le chauffage tourne à balle depuis 15 jours et toutes les fenêtres sont grandes ouvertes.

Et si vous avez lu la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson, vous ne pouvez décemment pas avoir froid sans passer pour un naze. Si vous ne l’avez pas lue, la question de passer ou non pour un naze ne se pose malheureusement pas mais il est toujours temps d’y remédier (sérieusement, courez y. Cette gigantesque fresque de la terraformation de Mars, sur les plans scientifiques, politiques, religieux, économiques… est carrément brillante. Et enchainez sur Chroniques des années noires (the years of rice and salt), une uchronie monumentale qui voit l’Europe détruite par la Peste. Le lecteur attentif lèvera fébrilement le doigt pour me faire remarquer que non quand même, je dérive sérieusement du sujet, mais c’est pour son bien.)

C’est quand même marrant. Hier encore, je me baladais torse-poil sur les quais en lisant L’humain d’abord, le soleil brillait, on se serait cru en été. Une heure plus tard, à cinq heures et demie, il faisait nuit.

Je ne vais pas vous la refaire, l’heure d’hiver, à part à servir de marronnier pour des journalistes trop contents d’aller interviewer les pis des vaches et de parler de Giscard pour autre chose que ses prouesses littéro-je ne sais quoi, c’est tout pourri. Pour une fois, suivons l’exemple des Chontils Russes et restons à l’heure d’été. Oh, il y aura bien quelque éminent représentant de laFrancequislèvetôt pour râler et arguer que c’est quand même vachement super, maintenant il fait jour à 7h30. J’imagine qu’on retrouve le même deux fois par an, tout content de « dormir une heure de plus » ou tout tristounet de « dormir une heure de moins » ; je soupçonnais bien son existence, mais ça fout quand même toujours un coup : la France qui met un réveil le dimanche.

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